Ils s'entêtent à répéter: " Vous n'êtes que., Vous n'avez que. Jeunes, Quinze, ou plus."
Et se permettent ensuite de miser ces vies sur ce qui se joue aujourd'hui. Sur ces particules d'instants compétitives et décisives. Ils parlent et dénigrent, nos statuts, nos histoires. Ces vérités qui nous hantent. Ils sont sûr, de cette enfance qui nous captive, un jour, toujours. Nous rabaissent et se permettent de nous projeter. L'adultisme nous parle du collège en primaire, du brevet en 6eme et du bac depuis la meternelle, cette génération nous bouscule, nous ment, nous incite, insiste à ce que nous soyons sérieux, à 15, 16 ou 17 ans, l'avenir se joue. Lourd et pesant. Mais nous ne somme toujours "QUE". Ils bloquent des accès, vers lesquels tout enfant est attiré, magnétiques, attractifs. Nous demandent sans cesse de rester dans ce temps qui est notre. De ne brûler aucune étape. Et nous projettent pourtant, sans cesse. Cette pression qui nous oppresse. Qui nous pousse à être. Ce qu'ils auraient aimé être, ce qu'ils auraient souhaiter que l'on soit. La cohérance s'absente, disparaît, et chacun s'étonne de la précarité de cette jeunesse. Cet état définit tout, influence et décide du reste.
Alors peut-être. Que Finalement, nous ne somme pas "que"...